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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 15:42

L'imperturbable noblesse d'esprit

implique le respect et l'opinion d'autrui.

© Régis Batrel

 
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 15:41

Le savoir est difficile à acquérir, il faut le vouloir.

© Régis Batrel

 
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 15:40

Un mélomane ne peut être que pauvre,

car s'il est riche, il est empli d'avidité et d'avarice.

© Régis Batrel

 
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 15:38

L'Amour violent est tel le bûcher ardent, car sa clarté aveugle,

sa flamme réchauffe, sa fumée étouffe, sa cendre brûle.

© Régis Batrel

 
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 15:37

Un être entouré de gens aimerait quelquefois la solitude,

mais lorsqu'il l'a, il est dans l'amertume.

© Régis Batrel

 
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 15:35

Le temps mange la vie, détruit ou amplifie l'Amour.

© Régis Batrel



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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 15:05

Un jour, mon coeur frappa
A celui d'une jeune fille qui lui ouvrit.
Cette damoiselle à la fière beauté accepta
Sans contrainte ce jet de feu
Que je lui administrais.

La tiédeur de sa bouche sereine
Vint fouetter mes lèvres,
Comme les vagues de l'Atlantique
Viennent se jeter contre les falaises.

Mon coeur alors, reçut ce dard amoureux
Qui le transperça de toutes parts.
Je compris que cet aiguillon
Se retirerait en laissant son poison.

Lorsque sa main en moi se glissait,
J'étais envahi des flammes des cieux.
Mais cette femme au savoir et aux gestes voluptueux,
Adorait me voir me consumer à petit feu.

Nos coeurs s'éjectèrent soudain de nos poitrines
Pour se réunir dans un coffret d'or inviolable.
Je constatais enfin le secret de son corps,
Jusque-là voilé d'une étoffe de soie cendrée.

Dieu qui l'eût vu comme moi, en fut fort surpris ;
Ce corps svelte et gracieux nous émerveilla.
Un corps comme celui-ci aurait donné espoir
A tout être admirant la beauté.

Je ne puis donc qu'essayer de décrire ce corps,
Car la description ne vaut certes pas la vision.
Ses cheveux étaient fins comme le satin,
Doux comme le velours,
Ondulés comme la marée.

Ses yeux verts étaient divins,
Je pus admirer des feuilles d'amandiers
Dans ces chandelles de flibustiers.
Ses cils longs et courbes
Ornaient magnifiquement ses yeux malicieux.
Ses sourcils égalisés et arqués
Tranchaient bien ce visage fin et allongé.

Cependant une face n'est pas faite
Que de cheveux, d'yeux et de cils.
Ce visage est parfait ?
Je ne crois pas,
Car la Sainte n'est pas sainte
Et la pomme verte n'est pas verte.
En effet, sur ce portrait si bien fait,
Il y a une chose mal dessinée.
Ce diable monté aux cieux
Ne put être que son nez.

Mais un oiseau ne pouvant être parfait,
On décrit seulement sa beauté.
Sous ce nez, un volcan rouge-rosé jaillissait
Bordé de deux lèvres merveilleusement aquarellées.
Cette bouche sensuelle attirait irrésistiblement
Le pôle de mes lèvres.

Vos lèvres, Madame, promettaient
Des Himalaya de bonheurs,
Des Niagara de plaisirs,
Des Shangaï d'espoirs,
Personne ne pourrait croire
Qu'elles amèneraient
Des continents de peines douloureuses.

Votre cou, paradis parfumé,
Où je délivrais toute ma volupté,
Volupté pure que mon esprit ne contrôlait.
Aussi, vous me demandiez de prendre congé.
Mais de mon âme
N'aurait pu se délivrer
De ce cou empli d'élixir ensorcelé.

Comme une araignée dissimulée dans sa toile,
De vos cheveux votre oreille se voile.
Faut-il en vain
Languir sur ce portrait ?
Hélas, je le crains.
Je faisais mon culte
Des sensations occultes
Que réclamait éperdument votre corps entier.

Cette femme, cette dame, cette jeune fille,
Cet enfant que vous étiez,
Je voyais en vous ma vie, ma destinée.

Soudain, cette porte claqua,
Voulait-on mon trépas ?
Avec regret, je m'aperçus
Que mes espoirs étaient perdus.

Ce portrait n'était en fait qu'un portrait !
Un portrait que j'aimais,
Une image,
Une image splendide
A qui j'avais donné inconsciemment la vie.

(1983) © Régis Batrel

 
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 14:40

Amant frivole, je te désirais ;
Pour mon pactole, t'aurais soudoyée !
Provocation verbale pour te charmer ;
Complaisance immorale, tu t'es abandonnée.

Ton visage diaphane et tes seins généreux
M'ont, de ton corps, fait devenir envieux.
Ton air candide et ta réserve naturelle
Ont créé en moi un désir sensoriel.

Qui eût cru que Mai
Aurait changé ma destinée ?

Une journée durant je t'ai admirée,
Imperceptible, tu m'as ignoré ;
Je me suis donc attaqué à cette muraille,
Pour qu'enfin sur tes lèvres j'aille.

Je sentis en moi une envie sauvage :
Te saisir et te retirer ton plumage.
Chevalier servant et homme romantique,
Je me devais d'attendre le moment érotique.

Le muguet est en fleur,
La rosée m'effleure !
Marianne, tu m'as bouleversé,
Mon coeur s'est embrasé !

Le temple de mon âme jusque-là fermé,
S'est enfin ouvert à la sensualité.
J'offre ma dévotion
A cette sirène de perfection !

Lorsque tes bourgeons sous mes doigts se dressent,
Je me sens vainqueur de cette tendresse,
Et malicieuse, et sans complexe,
Tu t'émerveilles de ce contexte.

Vénus en toi s'est réincarnée,
Eros en moi vient m'habiter.

Je dégusterais la fontaine de ton corps,
J'aspirerais le doux venin de ton trésor,
Je boirais ton élixir merveilleux,
Je saliverais de ton cratère savoureux,
Je me perdrais dans ta caverne profonde,
J'exulterais dans ta pénombre !

Puis, j'explorerais ta zone interdite,
Que tu m'offrirais avec plaisir en rite.
Alors, ton corps entier suinterait de plaisir,
Jusqu'à ce que ton fantasme se mire !

Ton embrasement sera tel
Que tu rêveras d'éternel.

Ton souffle haletant,
Ta bouche en présent,
Tes yeux étincelants,
Et ton ventre ruisselant,
Tu prendras entre tes doigts
Mon sexe en émoi,
Et nous glisserons gentiment
En ton écrin flamboyant !

Tes jambes longues et fines
M'encerclent comme des épines,
Pour que je ne puisse en aucun cas
Cesser ce rythme qui vient et va !

Et plus nos âmes s'abandonnent,
Plus en moi, ton corps se donne.
Cette cadence saccadée que nous nous imposons
Allie plaisir, souffrance, et nous met au diapason.

Quand cette perle roule sur ton front,
Je devine l'approche de la perfection.
Si ta main entre nous se glisse,
Qu'elle caresse avec volupté ton lys,
Je sens en toi une accoutumance,
Je t'offre alors ma corne d'abondance.

Lorsque tes nymphes s'emplissent de rosée,
Tu dégages une telle sensualité
Que malgré mes efforts répétés,
Je te cède mon nectar sucré.

Erotique à souhait,
Sensuelle à volonté,
J'aime te faire l'Amour,
Plus que boire un Saint-Amour !

Il est des mots charmants
Qui  voudraient être au firmament,
Mais l'émotion profonde qu'ont deux amants
Ne saurait s'écrire au fil d'un roman.

Ce poème épique aux vers lyriques
Suggère mon effervescence psychosomatique,
Afin que tu comprennes ma chère Marianne
Qua ta clef a ouvert la serrure de mes arcanes !

(1995) © Régis Batrel




 
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 14:14

Je serais un fantôme,
Deviendrais " Le Grand Meaulnes ",
M'allongerais sous un saule,
Ou résiderais à La Baule,
Pour que tu m'aimes encore !

Je chanterais des louanges,
Ferais les vendanges,
Vivrais comme un ange,
Ou bannirais Michel-Ange,
Pour que tu m'aimes encore !

J'ouirais un Stradivarius,
Lirais Afrianius,
Sentirais l'Eucalyptus,
Ou m'enivrerais de Banyuls,
Pour que tu m'aimes encore !

Je courrais comme une gazelle,
Fredonnerais des ritournelles,
Volerais comme l'hirondelle,
Ou serais immortel,
Pour que tu m'aimes encore !

Je conduirais comme Ayrton Senna,
Voguerais comme Alain Colas,
Jouerais comme Yannick Noah,
Ou filmerais comme Coppola,
Pour que tu m'aimes encore !

J'écrirais comme Baudelaire,
Me meurtrirais de fil de fer,
M'adonnerais à la chair,
Ou cadenasserais mon univers,
Pour que tu m'aimes encore !

Je construirais un Monde heureux,
Eviterais d'être amoureux,
Me laisserais prendre aux jeux,
Ou prierais le nom de Dieu,
Pour que tu m'aimes encore !

J'accepterais tes défauts,
Ne contemplerais plus le beau,
Tuerais les étourneaux,
Ou détournerais les ruisseaux,
Pour que tu m'aimes encore !

Je ralentirais mon ambition,
Annihilerais mes émotions,
T'écouterais avec passion,
Ou me jetterais en prison,
Pour que tu m'aimes encore !

Je libérerais mes pensées,
Déplacerais des rochers,
Couperais des cyprès,
Ou refuserais la beauté,
Pour que tu m'aimes encore !

J'apprendrais les déclinaisons latines,
Renierais mes origines,
M'infligerais des angines,
Ou tairais le mot : Divine,
Pour que tu m'aimes encore !

Je m'acharnerais au labeur,
Insulterais les Soeurs,
Arracherais mon coeur,
Ou dénigrerais le bonheur,
Pour que tu m'aimes encore !

Je pêcherais des huîtres perlières,
Travaillerais dans une carrière,
Voilerais la lumière,
Ou te comblerais de pierres,
Pour que tu m'aimes encore !

Je te bâtirais un édifice,
Avouerais tous mes vices,
Serais sans artifice,
Ou savourerais ton calice,
Pour que tu m'aimes encore !

Je sucrerais les océans,
Freinerais le vent,
Bloquerais l'ouragan,
Ou stopperais mes tourments,
Pour que tu m'aimes encore !

Je te jetterais un sort,
Me mettrais un mors,
Renierais ton corps,
Ou me déguiserais en Belphégor,
Pour que tu m'aimes encore !

Je crierais ton nom,
Cueillerais tes émotions,
Consommerais ta dévotion,
Ou laperais ta toison,
Pour que tu m'aimes encore !

J'effeuillerais la rose,
Tomberais d'overdose,
Fermerais la porte close,
Ou souhaiterais des cirrhoses,
Pour que tu m'aimes encore !

Je fondrais le Pôle Nord,
Amplifierais mes efforts,
Me donnerais la mort,
Ou te ramasserais une amphore,
Pour que tu m'aimes encore !

Je glacerais les volcans,
Me changerais en mort-vivant,
Planerais dans le néant,
Ou m'associerais aux méchants,
Pour que tu m'aimes encore !

Je te dévorerais comme un loup,
Abaisserais mes atouts,
Allumerais le grisou,
Ou punirais les filous,
Pour que tu m'aimes encore !

J'aimerais que tu comprennes enfin
Que notre Amour sera sans  fin
Si, insatiable, je t'implore,
Pour que tu m'aimes encore !

(1995) © Régis Batrel



 
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 14:09

Je me bats et me battrai
Pour demeurer à tes côtés ;
Tu es ma vie, mon oxygène,
Avec toi j'oublie mes peines.

Aspect malin mais coeur sensible,
Tu as choisi l'Amour pour unique cible.
Tu as été, et j'espère, resteras,
L'obstacle magique à mon trépas.

Je ne possède en ce monde aucun trésor
Qui puisse me rendre aussi fort.
Au sein de notre temple de bonheur,
Nous nous enivrons de la douce saveur
De nos tendres câlins complices
Et de ces "je t'aime" avec malice.

(1995) © Régis Batrel





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