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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 11:55



Ce vendredi treize, lune pleine, dominante,
Mon cocher passera te prendre en ton antre ;
Dans ma calèche, sucreries et fruits à volonté,
Vers mon château, confortable, elle saura te guider...



Ne crains pas les loups, sur ce boueux sentier,
Ni les chauves-souris, ni les renards, ni les effraies ;
Je suis le voïvode de ce paysage traversé,
Et j'ai hâte que la noirceur laisse place à ta pureté...



Je te réserve une radieuse destinée immortelle,
Je suis cynique, mais aussi raffiné que cruel ;
Je planterai avec finesse mes crocs dans ton cou,
Tu t'évanouiras, te soumettras à ton Prince à genoux...



Ni ail, ni hostie, ni eau bénite, tu prendras,
Tout homme, ensuite, à tes charmes, cèdera ;
Je rajeunirai, encore, de ton élixir vermeil,
Ma force décuplera, je ferai mille merveilles...



Je suis un damné, avec des pouvoirs surnaturels,
Je dois toujours tuer, c'est mon devoir sempiternel ;
Je me repaîs du sang savoureux des vivants,
Avec toi, nous serons, enfin, deux, à être morts-vivants...



Des ténèbres, j'aimerais que tu sois ma Comtesse,
Dans notre comté, tu apporterais l'allégresse ;
Sur mon cercueil, point de rose sauvage séchée,
Ni de crucifix, de pieu, et encore moins de bénitier...



Aucun miroir, en ce lieu, pour reflèter ta beauté,
Tu seras invisible, et, comme moi, réprouvée ;
Viens vivre le plaisir de l'Enfer des morts,
T'as vu cette Société ? Aurais-tu quelques remords ?



Allons danser sur le plancher des sorcières,
Sous ma cape noire, se cachent des mystères ;
Mais que tes charmes ne me retiennent toute la nuit,
Car, au chant du coq, pour nous, ce serait éternellement fini !

(11/2009) © Régis Batrel




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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 08:32



Il te couvrirait d'un chapeau élégant,
Protégerait ta crinière contre tout vent ;
Il te chausserait de lunettes versicolores,
Tes yeux, par lui, ne verraient plus qu'or...



Il te coloriserait de nuances vermeilles,
Embrasserait tes lèvres de merveilles ;
Il te parfumerait de subtils senteurs,
En ton cou, il mourrait de bonheur...



Il maintiendrait tes seins voluptueux,
Encerclerait tes appendices généreux ;
Il voilerait, tendrement, tes épaules fragiles,
Pour que, de ce froid, tu ne sois labile...



Il défendrait, contre tous, ton jardin secret,
String, tanga, ou boxer, selon ton gré ;
Il caresserait tes jambes magnifiques,
Bas de soie, pour aspect plus prolifique...



Il épouserait tes cuisses féeriques,
Sangles de dentelle : plus romantiques ;
Il s'enfilerait sur tes doigts agiles,
Anneaux, bagues, ou vert-béryl...



Il se collerait à ton oreille mutine,
Te conterait des histoires coquines ;
Il se dessinerait sur ton Mont merveilleux,
Se tatouerait près de ton pistil miraculeux...



Il prendrait toutes apparences câlines,
De la plus raisonnée à la plus débile,
Pourvu qu'à chaque seconde, à chaque moment,
Avec ta peau, il puisse être en contact permanent.

(10/2009) © Régis Batrel




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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 09:55



Il viendra, un jour, à l'assaut de sa forteresse,
La remarquera de loin, par son pinacle qui se dresse ;
Il franchira la basse cour, sans stress,
Passera la passerelle, hissera la herse...



En tête de pont, elle se montrera meurtrière,
Merlons, créneaux et parapets en bandoulière ;
Il se méfiera des hourds et corbeaux élevés,
Mais gravira pont-levis et tours en chevalier...



Palissades et lices, elle laissera s'effondrer,
Poternes et courtines, faciles à escalader ;
Surveillant la bretèche, il ira en haute cour,
Espèrant ainsi, à sa Princesse, faire noble cour...



Elle lui priera de passer par la chapelle,
Puis, au logis, lui chantera des ritournelles ;
Enfin, au donjon, elle lui offrira son lit à baldaquin,
Il la comblera du soir au matin, et versifiera son verbe coquin.

(10/2009) © Régis Batrel



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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 15:36



J'ai bu tant d'émotions
Que je me suis plu en addiction,
J'ai lapé tant de tendresses
Que je me suis lové dans cette tendresse...



J'ai goûté le tanin de ta sensibilité,
Je me suis enivré de ta lie sensualité,
J'ai savouré ta robe éclatante,
Je me suis perdu dans ta vigne scintillante...



J'ai sillonné tes allées merveilleuses,
J'ai plongé en ta cuve sulfureuse,
J'ai recueilli ton nectar savoureux,
Je me suis égaré en ton chemin sinueux...



J'ai exploré tes grottes mystérieuses,
J'ai survolé tes montagnes pulpeuses,
J'ai récolté ton cru féerique,
Je me suis saoulé de ton vin magique...



J'ai macéré dans un nid de bonheurs,
J'ai vieilli dans une cuve de splendeurs,
Mais le jour où ton vignoble a flambé,
Je suis alors devenu un " état ", devancé d'un " B ".

(10/2009) © Régis Batrel



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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 13:55



A l'audience du 14 février, Maître Kadance,
Mon cher, et très cher, avocat de la défense,
A plaidé avec ferveur mon absence de sentiments,
Il a exposé ma désinvolture, et mon détachement...



Le procureur Eros a dressé son réquisitoire,
A évoqué mon romantisme, et mes espoirs,
A argumenté, avec en pièce à charge, mon écritoire,
Et, selon l'Article 69-2 du Code de l'Amour, a demandé le mouroir...



Le juge Cupidon a proposé un délibéré aux jurés,
De leurs intimes convictions, ils devront trancher,
Je suis récidiviste, je me suis déjà évadé,
Je me suis fait la belle... le couperet va tomber...



On me condamne coupable d'avoir trop aimé,
Mon corps sera en cage, mon âme emprisonnée,
La sentence est affichée, c'est la perpétuité,
Mon coeur en cellule, serrure close, sans clef...



On m'a mis les fers, je ne puis m'exprimer,
Chaînes et boulets, les mots restent muets,
Sur ma paillasse, je rumine, coeur serré,
Trop sentimental, on ne peut me réinsérer...

(09/2009) © Régis Batrel



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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 12:04


Styliste, patrons sont devenus mes dessins,
Choix de couleurs, de fibres, de tissus fins,
Matelas constitué d'infinie tendresse,
De ma scie verticale, une découpe caresses...



Aiguilles, épingles, fils et dé,
J'ai piqué, bordé, surfilé, ourlé,
J'ai façonné une délicate broderie d'Amour,
Que j'ai rivée, boutonnée, fermée pour toujours...



Je n'ai pas souhaité de passepoils, de pressions,
Ni poches, ni passants, ni ceintures, ni plastrons,
Aucun noeud, ni lacet, ni oeillet, ni amidon,
La simplicité d'un modèle touché par Cupidon...



D'un coupe-fil, j'ai retiré les imperfections,
Sous la presse, j'ai repassé mes émotions,
Si le style n'est pas Haute Couture, il est prêt-à-porter,
Tu es le mannequin, à la mode, pour notre défilé.

(09/2009) © Régis Batrel



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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 17:20


Mon moteur s'est mis en échec,
Tombé, au fond d'l'eau, l'bec...
L'professeur l'a ouvert ma carcasse,
Y paraît qu'les désamours m'tracassent...



L'bilan d'santé est désastreux,
Il dit qu'c'est les flops amoureux...
J'suis un accidenté du coeur,
Trop d'souffrances intérieures...



Les beaux moments n'meurent jamais,
Apparences trompeuses, romantisme caché...
Handicapé d'maux, non-dits rongeurs,
Absences physiques, silences évocateurs...



La pompe s'est tarie, l'est déficiente,
Cicatrices refermées, plaies béantes...
Naufragé d'l'Amour, infarctus en attente,
Rescapé d'émotions, artères en dilettantes...



L'toubib dit d'laisser filer l'temps,
Qu'les sutures s'ront  dures comme l'ciment,
Et, qu'si demain, l'sang circule dans l'palpitant,
C'est, qu'de nouveau, l'Amour est au firmament.

(09/2009) © Régis Batrel


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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 16:33



Au risque d'être ridicule,
J'étale, en lettres majuscules,
Des mots, des sons, des modules,
Pour sortir, enfin, de ma bulle...



Un nid, à l'abri d'une péninsule,
Fut investi, un jour de canicule,
Par une élégante et charmante libellule
Vêtue d'une longue robe en tulle...



Il n'y a pas toujours de consacrées formules,
Des téléchargements issus d'Emule,
Des trémas, des points, ou des virgules,
Pour exprimer ce qui, dans l'âme, gesticule !



Elle virevolte, vole, déambule,
Déploie ses ailes comme des tentacules ;
Mon esprit, de tant de grâces, bascule,
Et mes globules, en ventricules, brûlent...



Avec adresse et lenteur, telle une tarentule,
Je la flatte, la complimente, la congratule ;
Un flux magique, dès lors, entre nous, circule,
Il faut que je postule, que je sois son Jules !



Cette fois, je n'ferai pas ma tête de mule,
J'n'ai pas les secrets, les fascicules,
Avec elle, faut que j'copule sans calcul,
J'prendrai l'fil de l'Amour... en funambule.



P't'être qu'elle avalera pas la pilule,
P't'être que j'serai complètement nul,
Mais avant qu'mon sang n'coagule,
J'aimerais, qu'au moins une fois, elle m'adule.

(08/2009) © Régis Batrel



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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 18:40

Tout a commencé avec ta voix angélique,
Timide, discrète, au timbre féerique...
Un vent d'Amour m'a fait perdre la tête,
J'ai plongé dans l'océan de tes vertes mirettes...



Dès lors, notre Amour a grandi jour après jour,
Tu as ouvert coeur et âme, m'a accueilli à double tour...
Des sentiments, encore ignorés, se sont révélés,
Nous nous sommes lovés dans notre monde sucré...



Rose blanche fanée, tu t'es revigorée,
En piètre jardinier, je t'ai mal arrosée...
Ta seule défense, tes épines acérées,
J'ai récolté tes blessures par moi semées...



Aujourd'hui, j'ai ravivé ma blanche orchidée,
La flamme de mon coeur est restée allumée...
Mon Amour pour toi est encore plus grand,
Je n'ai nul honte de t'exprimer mes sentiments...



Boire tes sensuelles lèvres est un cadeau de la vie,
Te faire l'Amour est une douce symphonie,
Communiquer, te parler, est une tendre harmonie,
Je t'aime, mon coeur te le crie, et ma plume l'écrit.

(07/2009) © Régis Batrel


 
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 07:54


Si j'étais une étoile, j'illuminerais ta nuit,
Soleil, je caresserais ta vie,
Lune, je réaliserais tes envies,
Planète, je protégerais ton logis...



Si j'étais un miroir, je refléterais ta splendeur,
Robe, j'épouserais tes rondeurs,
String, j'embrasserais ton calice,
Crème, je te rendrais la peau lisse...



Comme tu aurais froid, je serais ton gilet,
Affamée, je serais ton dîner,
Effrayée, je serais ton château,
Assoiffée, je serais ton eau...



Comme je suis un Homme, je te couvrirai de baisers,
Mortel, je ne cesserai de t'aimer,
Tactile, je te toucherai toujours,
Passionné, je te proclamerai mon Amour...

(05/2009) © Régis Batrel
 
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