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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 15:27

Aimer !
"Est-ce échapper par un seul être
A la médiocrité de tous les autres",
Ou devenir simplement égoïste ?

Se sentant aimé,
On se trouve beau !
Se sentant haï,
On se trouve laid !

La peur d'être seul,
Tel est but de l'Amour.

Prouver que l'on existe,
Se sentir vivant,
Compris, apprécié,
Telle est la hantise de l'être mal aimé.

I would to be love,
Shall I be a day ?
I'll go to the shadow !
God, help me !

(1985) © Régis Batrel




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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 15:20

Sentiments incontrôlables,

Doutes insatiables,
Suspicions illégitimes,
Ou accusations infantiles,
Tu prouves un Amour inavoué,
Et peux de ce fait le ruiner !

Emportements exagérés,
Enervements non fondés,
Violences verbales lancées,
Ou surtensions projetées,
Tu devrais t'abstenir
Et demeurer un zéphyr !

Sensation charmante sans transe
Quand on peut ôter de sa conscience
Les précédentes expériences
Qui détruisent l'existence !
Je t'aime d'un Amour certain
Et m'excuse de ce chagrin. 

(06/1995) © Régis Batrel 

 
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 15:12

Il est l'objet des guerres,
Le résultat du capitalisme,
La joie du fascisme,
Avec lui, tu prospères !

Arme exceptionnelle pour le pouvoir,
Epée redoutable pour les démunis,
Bombe inhumaine pour les incompris,
Ira-t-il un jour, comme chacun, au mouroir ?

Tout est basé sur lui,
L'Amour, la Réussite, et le Succès !
Arrivera-t-on un jour à crever cet abcès
Pour enfin reconnaître la valeur d'autrui ?

Mes vers se plaignent d'une société vile
Qui n'a à sa tête que des fanfarons
Qui jouent à tourner en rond
Et se protègent derrière ce coutil.

(06/1995) © Régis Batrel


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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 17:47

Tu te sens inutile, exclus ;
Tu affiches tes expériences et ta vertu,
Et on te décolle en récompense
Qu'on ne puit t'accorder audience.
Tu t'enfermes dans ton monde en silence,
Acceptant ces refus en pénitence.

Le temps mange la vie,
Détruit ou amplifie l'Amour ;
L'inactivité rend maudit,
Paralyse ou dynamise les carrefours.


Ton âme navigue sur des sensations,
Qui d'espérance, se noie en claustration.
Lorsque tu prépareras ton écritoire,
Que tu te refléteras dans le miroir,
Tu te diras avec grand espoir,
Qu'un jour, on saura exploiter ton savoir.
Alors, sache, dans les moments difficiles,
Que revêtu d'un épais coutil,
Tu mettras en exergue ton merveilleux C.V.,
Et qu'enfin, tu seras récompensé.

(1995) © Régis Batrel




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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 17:40

Au nom de l'Amour,
Un être fuit,
Ou s'enfuit,
Devient cruel,
Ou gentil.

Au nom de l'Amour,
On peut tuer,
Ou se tuer,
Vivre
Ou mourir !

Au nom de l'Amour,
On peut tout donner,
Ou tout prendre,
Vivre,
Ou dépérir.

Au nom de l'Amour,
On devient Ange,
Ou Démon,
On devient gai,
Ou malheureux.

Au nom de l'Amour,
On devient doux,
Ou frénétique,
On demeure lucide,
Ou devient aliéné.

Au nom de l'Amour,
On renie tout,
Ou accepte tout,
On vole,
Ou se fait voler.

Au nom de l'Amour,
L'Amour devient Passion,
La passion devient Folie,
La folie appelle la Mort.

Au nom de l'Amour,
Dieu est victorieux,
Ou le Diable devient Dieu.

Au nom de l'Amour,
On oublie les amis,
Et accepte les ennemis !

(1985) © Régis Batrel




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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 17:34

Je songe à l'Avenir,
Vivre ou mourir ;
Je me garde de dépérir,
Il faut lutter pour réussir.

Je bois un poison,
Le poison de la Société,
Société de renom,
Renommée d'inégalité.

Pas d'aide sociale,
Pour un homme insociable ;
Pas d'aide financière,
Pour un être sectaire.

Il  faudra régler tes dettes,
Même si tu as la disette ;
La Société est riche,
Avec ton fric, elle se remplit la bourriche.

Songe non disciplinable,
Gênant pour les notables,
Esprit anarchiste,
Préoccupant les ministres.

Payez
Ou crevez !
On me somme de crever,
Puisque je ne puis payer.

(1982) © Régis Batrel


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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 17:28

J'oublierai les Fleurs du mal,
Les militaires, les attentats et le napalm ;
Je rayerai mes proches égoïstes,
Les envieux, les jaloux et les antagonistes.
J'annihilerai les pensées négatives,
Les ondées, l'indifférence et l'alternative ;
J'accuserai les regards froids,
Les larmes, les mensonges et les effrois.
Je bannirai les religions extrémistes,
Les sectes, les drogues et les terroristes.
Je poursuivrai le patronat dictateur,
Les syndicats, les politiques et les casseurs.
Je bâtirai un monde de beauté,
De joie, d'Amour et de sérénité.
Je pourrai enfin vivre harmonieusement
Avec mon fils, une femme et de l'argent.

(10/1996) © Régis Batrel

 
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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 17:20

Ma vie est éphémère,
Je suis égoïste comme Lucifer
Et me plais à emmener
Femme, enfant ou jeune premier.

Je choisis ma victime au hasard,
Sans scrupule, rusé comme un renard,
Je nais discrètement et sans douleur
Afin que mon élu m'accepte de grand coeur.

Je me nourris des chaires et du sang,
Puis m'incruste en son hypothalamus béant
Pour qu'il puisse savourer sans malice
Le long chemin qui sillonne mon vice.

Je gîte douillettement au coeur d'un corps,
Je me multiplie sournoisement sans effort,
Pour enfin sans pitié dévorer
Un groupe de cellules soigneusement sélectionné.

Si mes premiers jours ne sont pas décelés,
Les professeurs au savoir pédant
Pourront de rayons tenter d'intercepter
Un compte-à-rebours latent au demeurant.

Hypocrite et cynique, je simule la mort,
Pour étendre sans remords,
Les tentacules de la souffrance
Qui font de moi une Star sans concurrence.

(24/11/1996) © Régis Batrel




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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 16:41

La mésintelligence et la désunion
De deux êtres
Font souvent souffrir, à le rendre bête,
Le fruit de leur union.

J'avais prévenu cet enfant de deux ans
Que l'Avenir s'offrait à lui avec ses méchants ;
Mais je n'aurais jamais songé
Que ces malfaisants appartiendraient à sa parenté.

Tout commença par un déménagement :
Vivre à la campagne, espoir attendu depuis longtemps.
Air frais et sain pour un enfant,
Cour grandiose, idéale pour qu'il s'amuse gaiement ;
Verger garni pour sa gourmandise,
Lui donner un chien, puisque telle est sa hantise ;
Immense jardin pour lui cultiver des légumes vitaminés,
Elever un porc pour qu'il ait une viande non hormonée ;
Travailler à deux pour un bonheur céleste,
Lui offrir un paradis terrestre.

Cependant, les jours s'en vont, passants,
Et tout devient différent.
Le père perd son emploi, alcool aidant ;
La mère trouve un travail, déboire indulgent ;
Dettes non réglées, père buvant,
Mère se débattant ;
Au fil des jours, la roue tourne à l'envers,
Le Paradis devient Enfer,
L'espoir
Devient désespoir ;
La mère bosse, le père boit,
L'enfant voit.

La mère travaillant et à l'usine et au logis,
N'ayant pour récompense qu'un homme que l'alcool pourrit,
A de plus en plus, pour la vie, un mépris ;
Elle délaisse son linge petit à petit,
Puis ses obligations ménagères,
Puis ses devoirs culinaires,
Et enfin, et surtout, son enfant.

Quant au père, il y a déjà quelques temps
Qu'il a délaissé son moustique.
La situation devient critique :
L'atmosphère est lourd, irrespirable,
Le dialogue est contestable ;
L'ambiance est écrasante,
La flamme de la bougie est affolante ;
Les mots sont révoltants,
Les gestes sont éloquents ;
Les regards sont menaçants,
Le combat est endurant,
Avec pour arbitre, un garçon.
Le tableau est une immonde dérision.

La séparation est certaine,
De prime abord, ce sera la semaine prochaine.
Et l'enfant ! Que fera-t-on de ce bambin ?
On ne peut le diviser en lopins !
C'est mon enfant : dit le père.
C'est mon enfant : dit la mère.
La mère veut l'élever,
Elle seule, avec Amour et sérénité.

Le père acquiesce,
Et lui promet mille pièces.
La mère, ne désirant que le bien de son petit,
Quitte son travail par mépris.
Quelques temps plus tard, l'enfant est contraint à jeûner.
Il crève la dalle ! S'étonne de l'absence de déjeuner.

Rien n'est plus affreux que de voir
Un enfant crever de faim ; vous pouvez me croire !
Mon destin n'a pas toujours été heureux,
Mais je n'ai jamais été aussi malheureux
Que le jour où j'ai vu, puritain,
Mon filleul pleurer parce qu'il avait faim.

Je l'ai vu, impuissant, pendant près de trois mois,
Réclamer en pleurant son repas.
Impuissant, pourquoi ?
Parce que moi-même, je ne mangeais pas,
Et je ne pouvais malheureusement pas
Lui donner ce que je n'avais pas.

Je ne pouvais lui offrir que mon Amour,
Et de toutes mes forces, je lui délivrais toujours
Cet Amour qu'il attendait.
Heureusement, une généreuse fée
Vint en aide à ce malheureux enfant.
Elle l'habilla, le nourrit, l'aima follement ;
Sans demander quoi que ce soit aux indignes parents.

Cela fait sept mois maintenant
Que ce chérubin mange à sa guise
Et est entouré d'affection et de bises.
Mais rien, non rien, ne remplace les parents.
Ses parents, si on peut les appeler ainsi maintenant,
Ont seulement à aller le voir.
Mais non ! C'est encore trop ! Ils le laissent choir.
Ils le visitent une fois par semaine,
Ou toutes les deux semaines,
Ou moins encore.
Ils l'aiment : disent-ils. Peut-être qu'ils l'adorent ?
Moi, je dis : Non ! Ils s'en moquent !
Je leur en voudrais toute leur vie, qu'ils deviennent loques
Pour le mal qu'ils ont fait à cet innocent
Qui ne demande qu'à donner son Amour ardent.

Certains diront peut-être que je suis médisant,
Et je préférerais l'être, car malheureusement,
Tout ce que je viens d'écrire est concret,
Cette histoire est misérablement vraie.
Je me demande souvent ce que deviendra
Cet enfant si l'Avenir ne change pas.

Si seulement, ah ! Si seulement
J'avais de l'argent :
Je le gâterais comme aucun enfant ne l'a été,
Et surtout, comme lui ne l'a jamais été ;
Il goûterait enfin les plaisirs de la vie,
La misère passée deviendrait presqu'un oubli,
Je dis presque, car je pense qu'il a été commotionné
Par tout ce qu'il a subi durant cette fameuse année.

J'espère de tout mon coeur et de toute mon âme,
Que sa destinée est merveilleuse et sans entame,
Car en attendant, il souffre,
A en perdre le souffle.
Il ne souffre pas physiquement,
Mais certainement psychiquement.

Et moi, je ne puis, encore et toujours,
Que le voir souffrir sans pouvoir lui porter secours.
Mon seul devoir possible est de ne pas être sordide
Et demeurer serein et solide
Pour les insouciants
Que sont ces chers parents.

Je ne puis te donner
Mon cher Frédéric adoré,
Que mon Amour,
Serein Amour,
Que tu acceptes avec une telle tendresse
Que les larmes d'émotion qui emplissent mes yeux, deviennent une douce caresse.
Aussi cet attachement s'amplifie de jour en jour,
Et au fil des ans, vogue à l'infini, tel un prospère Amour.

Tu es beau,
Je t'aime Frédo.

(1983) © Régis Batrel

 
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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 16:31

En cette année 96, le 28 juillet,
Cédric, âgé de seulement 19 ans, nous a quitté.
Rongé par cette maladie sans pitié,
Cédric s'est courageusement battu pendant plus d'une année.

Son ordinateur s'est à jamais figé,
Sa Coccinelle s'est ce 28 envolée,
Sa Séga s'est arrêtée de jouer,
Son Bafa ne sera pas passé,
Sa révolte s'est estompée,
Ses projets partent en fumée.

Discret, simple, poli et généreux,
Cédric fût aussi volontaire et respectueux.
Si nous lui avons menti sur l'issue fatale de sa maladie,
C'était par Amour, par peur, par dépit.

Quand Lenon et les Doors exciteront nos tympans,
Nous nous rappellerons cet adulte-enfant
Qui fût pendant de trop courts instants
L'Amour et la Fierté de ses parents.

Si cet appel de Dieu nous semble injuste et prématuré,
Nous devons de courage nous armer,
En nous remémorant avec quelle fermeté
Cédric eût envie de continuer !
Aussi, nous devons toutes et tous rester unis,
Pour épauler Nadine, Daniel et Grégory.

Afin que ta prochaine vie soit encore plus féerique,
Nous t'envoyons en ultime hommage Cédric
Nos baisers, notre Amour et tes musiques :
Lenon et les Doors... si magnifiques !

(29/07/1996) © Régis Batrel

 
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