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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 16:23

Par hasard, un jour, je fis sa connaissance.
C'était un homme sympathique, sans extravagance.
Je pense qu'il aurait tout donné
A un être qu'il eût aimé.

Serge était pour moi un frère,
Je l'aimais plus que mon père.
Il respectait l'opinion d'autrui,
Tous les gens le connaissant le prenaient à parti
Et le considéraient comme un Ami.
Car ses qualités voguaient à l'infini.

Je ne parle pas de cet homme par homosexualité,
Mais simplement par respect.
En effet, j'ai énormément de remords
A l'idée d'avoir causé sa mort.

Je ne puis cependant m'empêcher de songer
Que Serge me fait marcher.
La mort pour moi, n'arrivait qu'aux autres,
Pas aux gens que je connais, pas à mes hôtes.

Serge reviendra, je ne voulais pas son trépas ;
La réincarnation existe, il me l'a dit plusieurs fois.
S'il ne revenait pas,
Je demande à Dieu mon trépas,
Car je pourrais le retrouver
Et nous pourrions comme dans le passé,
Rire et nous amuser.

Le destin a décidé le treize mai
Qu'il nous ait quitté,
J'espère qu'il décidera un jour que je puisse le retrouver.

(1983) © Régis Batrel


 
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27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 10:58

On ne lui a pas inculqué les bonnes manières,
Et c'est là-dessus que tu as matière.
Homme timide au très grand coeur,
La Société l'a banni pour ses erreurs.

Qui peut se vanter dans sa jeunesse
N'avoir jamais fait bêtises et prouesses ?
Certes, il n'était pas un Saint,
Mais il eût plus de pertes que de gains.

Grand costaud au coeur fragile,
Jean-Luc aimait les contacts virils.
On a souvent relevé son physique avantageux,
Pour mieux éliminer son esprit généreux.

Chevalier sans peur, il n'avait pour arme
Que son sens de l'honneur, et pas toujours son âme.
Etre étrange qui ne pouvait, par timidité,
Conjuguer, dire, ou exprimer le verbe "aimer".

Il aimait la fête, l'alcool et les copains,
Il savait que lui seul changerait son destin.
Il n'a pas vécu dans le luxe et le cuir,
Il acceptait la sueur et les rudes soupirs.

Gladiateur angélique, il avait pour fierté,
Sa petite Vanessa, sa ninine, son bébé.
Instigateur d'un Amour perdu,
Ses regrets grandiront de cette relation éperdue.
Maintes relances auprès de sa "Benne"
Resteront vaines et le laisseront en peine.

Epris de musique rock et de Madonna,
Inconditionnel de Formule 1 et de Senna,
Il affectionnait autant la télé,
Que la famille et les virées.

Une dernière virée ce dimanche 10 avril
Qui lui apportera en un lieu hostile
Un couteau de guerre en son dos planté
Qui d'une telle violence l'a assassiné.

Il est 17 h 30, rue Lhotellier,
Un homme de 33 ans vient de tomber...
Nos regrets et nos larmes t'accompagneront
Pour que dans l'éternel tu sois à l'unisson.

Cependant il faudra que la Justice admette
Qu'elle lui avait coupé la tête
Sans tenir compte qu'un homme sans effroi
Ne peut être tué de sang froid.

Comment peut-on bousculer à son gré
Une  victime en meurtrier ?
On a jugé un passé payé
Contre d'irrévocables faits !

Nul n'a prouvé une gifle donnée,
Nul n'a dramatisé un couteau planté !
La Justice a deux vitesses :
Pour la pauvreté et la richesse.

On a plaint un fils au père emprisonné,
On a ignoré une fille au père décédé.
Ma plume se révolte de cette injustice,
Chacun de ces vers lui jette maléfices.

Jean-Luc n'aimait pas la vengeance,
Aussi, nous respecterons ses exigences.
En 1994, il nous a quitté,
Dans nos coeurs, est gravé pour l'éternité.

(1995) © Régis Batrel




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27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 10:44

Qui voudrait croire que mon coeur blessé
Pût encore être sensibilisé
Par l'éclair fulgurant
D'un coeur jusque-là inopérant ?
Cette amitié amplifiée
Fit naître des sentiments cachés.
Soudain un désir fougueux
Devint symétrique et s'installa aux cieux.
Je crus à l'overdose,
En moi, je vis mille métamorphoses.
Pieds attirés,
Coup de foudre projeté,
Voile dévoilé,
Désir inavoué,
Puis exposé,
Enfin exécuté.
Illusion réaliste,
Je devins optimiste,
Nos deux battants
Demandaient seulement
Un effleurement subtil et réconfortant,
Qui eût cru que j'allais être pris d'un ensorcellement extravagant.
Soudain, le Monde pour moi, fut oublié,
Egoïsme partagé,
Réconfort incomplet
Sans un baiser volé,
Moments accélérés,
Fantasme dépassé,
Puisque le baiser fut généreusement donné,
Dans mon coeur est resté pour l'éternité.
Dès lors, ne faisais-je mon culte
Des sensations occultes
Que réclamait
Son corps entier.
Entre nous, plus de polémique,
Seul existait le mot "romantique".
Je me demandais cependant si cet Amour platonique,
N'allait pas devenir phallique,
Avant d'être psychosomatique.
Aussi vaut-il mieux que s'arrête ici ce conte caractéristique.

(1982) © Régis Batrel

 
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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 18:51

Je remarquais déjà sa silhouette élégante,
Et j'aimerais qu'elle devint mon amante.
Je notais son sourire charmeur,
Et de plus en plus, je devenais rêveur.
Je me décidais enfin un certain jour d'avril
A me dévêtir de mon coutil ;
Je reçus de sa part, comme unique présent,
Un baiser, mais des plus charmants !

Le week-end fut pour moi, des plus monotones,
Aussi au Printemps, j'arrivai en Automne.
Cependant d'Automne, je passé en Eté,
Quand, un lundi, je découvris son corps bronzé.
Merveilleux, extraordinaire, démuni,
Dans mon âme est gravé pour la vie.
Que de Beautés ! Que de Grâces écloses !
Je vis en moi mille métamorphoses !

Son corps entier me réclamait des sensations occultes,
Aussi, avec passion, en faisais-je mon culte.
Marin d'eau douce, je voguais sur une mer déchaînée,
Je croyais chaviré !
Mais elle me réconfortait
En me tendant une bouée.
Bouée d'Amour et de sensualité,
A laquelle je ne demandais qu'à m'accrocher.

Je te veux Maîtresse !
Je te désire Déesse !
La chaleur de son volcan rosé
Me fît exploser ;
Et sa lave m'avala tendrement
Jusqu'à ce que je meurs gentiment.
Je consommais affectueusement son élixir merveilleux,
J'étais envahi des flammes des cieux !

Puis, par contrainte, nous nous quittâmes,
Pour moi, ne fut pas sans entame.
Je réveillais en mon âme des sensations oubliées,
L'attente me semblait soudain existée.
Ma réputation (fausse) de coureur
Ne pouvait à ses yeux, avoir un coup de coeur.
Pourtant, j'attendais toujours avec impatience,
L'instant inoubliable de notre jouissance.

Plus je caressais son sein chaleureux,
Plus, inconsciemment, je devenais amoureux.
Telle une abeille butinant une fleur,
Je goûtais le nectar de son intérieur.
Je vois dans tes yeux, Princesse,
De l'Amour, de la haine, ou de la tendresse.
Je remarque en toi une colombe égarée,
Qui de temps en temps revient à la réalité.

Mais si quelquefois, tu broies du noir,
N'oublie pas que je t'offre mon perchoir.
Je convoite un Amour immortel,
Et je sais que le Monde est mortel.
Pourtant, lorsque je perçois le timbre de ta voix,
Je te trouve si féminine que je reste en émoi.
Tes yeux malicieux brillent d'une étincelle,
Dans mon âme, reflète une Grâce nouvelle.

Ton visage délicat, d'une beauté naturelle,
Laisse à mon regard, une vision éternelle.
Ton cou parfumé de senteurs exquises,
Qui me fait m'ébattre à ma guise ;
Ton épaule dorée à la parfaite rondeur,
Où de mes mains, je veux être possesseur.
Ton sein merveilleux à l'appendice envieux
Que je souhaite encore escalader de mon mieux.

Ta vallée profonde de collines bordées
Que je dévalerai à petites enjambées,
Pour que tu puisses apprécier
Le charme innocent d'un montagnard inexpérimenté.
Spéléologue, j'explorerai ta grotte,
D'affection et d'Amour sera emplie ma hotte.
Et de plus en plus, je t'offre ma dévotion,
Je sens mon esprit en quelques possessions.

Soudain le ciel devient noir,
A mon grand désespoir ;
Une fois encore, tu me donnes congé,
Les oiseaux se sont tus, l'atmosphère s'est grisé.
Bienheureuse solitude me donnant de l'amertume,
Je deviens chalutier perdu dans la brume.
Château de cartes amoureusement construit,
Qui d'un souffle léger a été détruit.

Je demeure immobile dans une chambre d'ambiguïté,
Je regarde les poutres, elles paraissent bouger.
Je tourne les yeux vers l'horizon des mers,
Et je ne vois que des citrons amers.
Spleen ! Spleen !
Où es-tu donc ma Divine ?
Mon coeur se déchire comme du papier mâché,
Mes vers se plaignent de mon âme déprimée.

Notre affinité se plait à nous blesser,
L'enfant imaginaire ne cesse de pleurer.
Il pleure sans être né, le pauvre malheureux,
Mon Pierrot est mort, j'en suis honteux.

(1985) © Régis Batrel




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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 15:05

Un jour, mon coeur frappa
A celui d'une jeune fille qui lui ouvrit.
Cette damoiselle à la fière beauté accepta
Sans contrainte ce jet de feu
Que je lui administrais.

La tiédeur de sa bouche sereine
Vint fouetter mes lèvres,
Comme les vagues de l'Atlantique
Viennent se jeter contre les falaises.

Mon coeur alors, reçut ce dard amoureux
Qui le transperça de toutes parts.
Je compris que cet aiguillon
Se retirerait en laissant son poison.

Lorsque sa main en moi se glissait,
J'étais envahi des flammes des cieux.
Mais cette femme au savoir et aux gestes voluptueux,
Adorait me voir me consumer à petit feu.

Nos coeurs s'éjectèrent soudain de nos poitrines
Pour se réunir dans un coffret d'or inviolable.
Je constatais enfin le secret de son corps,
Jusque-là voilé d'une étoffe de soie cendrée.

Dieu qui l'eût vu comme moi, en fut fort surpris ;
Ce corps svelte et gracieux nous émerveilla.
Un corps comme celui-ci aurait donné espoir
A tout être admirant la beauté.

Je ne puis donc qu'essayer de décrire ce corps,
Car la description ne vaut certes pas la vision.
Ses cheveux étaient fins comme le satin,
Doux comme le velours,
Ondulés comme la marée.

Ses yeux verts étaient divins,
Je pus admirer des feuilles d'amandiers
Dans ces chandelles de flibustiers.
Ses cils longs et courbes
Ornaient magnifiquement ses yeux malicieux.
Ses sourcils égalisés et arqués
Tranchaient bien ce visage fin et allongé.

Cependant une face n'est pas faite
Que de cheveux, d'yeux et de cils.
Ce visage est parfait ?
Je ne crois pas,
Car la Sainte n'est pas sainte
Et la pomme verte n'est pas verte.
En effet, sur ce portrait si bien fait,
Il y a une chose mal dessinée.
Ce diable monté aux cieux
Ne put être que son nez.

Mais un oiseau ne pouvant être parfait,
On décrit seulement sa beauté.
Sous ce nez, un volcan rouge-rosé jaillissait
Bordé de deux lèvres merveilleusement aquarellées.
Cette bouche sensuelle attirait irrésistiblement
Le pôle de mes lèvres.

Vos lèvres, Madame, promettaient
Des Himalaya de bonheurs,
Des Niagara de plaisirs,
Des Shangaï d'espoirs,
Personne ne pourrait croire
Qu'elles amèneraient
Des continents de peines douloureuses.

Votre cou, paradis parfumé,
Où je délivrais toute ma volupté,
Volupté pure que mon esprit ne contrôlait.
Aussi, vous me demandiez de prendre congé.
Mais de mon âme
N'aurait pu se délivrer
De ce cou empli d'élixir ensorcelé.

Comme une araignée dissimulée dans sa toile,
De vos cheveux votre oreille se voile.
Faut-il en vain
Languir sur ce portrait ?
Hélas, je le crains.
Je faisais mon culte
Des sensations occultes
Que réclamait éperdument votre corps entier.

Cette femme, cette dame, cette jeune fille,
Cet enfant que vous étiez,
Je voyais en vous ma vie, ma destinée.

Soudain, cette porte claqua,
Voulait-on mon trépas ?
Avec regret, je m'aperçus
Que mes espoirs étaient perdus.

Ce portrait n'était en fait qu'un portrait !
Un portrait que j'aimais,
Une image,
Une image splendide
A qui j'avais donné inconsciemment la vie.

(1983) © Régis Batrel

 
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 14:40

Amant frivole, je te désirais ;
Pour mon pactole, t'aurais soudoyée !
Provocation verbale pour te charmer ;
Complaisance immorale, tu t'es abandonnée.

Ton visage diaphane et tes seins généreux
M'ont, de ton corps, fait devenir envieux.
Ton air candide et ta réserve naturelle
Ont créé en moi un désir sensoriel.

Qui eût cru que Mai
Aurait changé ma destinée ?

Une journée durant je t'ai admirée,
Imperceptible, tu m'as ignoré ;
Je me suis donc attaqué à cette muraille,
Pour qu'enfin sur tes lèvres j'aille.

Je sentis en moi une envie sauvage :
Te saisir et te retirer ton plumage.
Chevalier servant et homme romantique,
Je me devais d'attendre le moment érotique.

Le muguet est en fleur,
La rosée m'effleure !
Marianne, tu m'as bouleversé,
Mon coeur s'est embrasé !

Le temple de mon âme jusque-là fermé,
S'est enfin ouvert à la sensualité.
J'offre ma dévotion
A cette sirène de perfection !

Lorsque tes bourgeons sous mes doigts se dressent,
Je me sens vainqueur de cette tendresse,
Et malicieuse, et sans complexe,
Tu t'émerveilles de ce contexte.

Vénus en toi s'est réincarnée,
Eros en moi vient m'habiter.

Je dégusterais la fontaine de ton corps,
J'aspirerais le doux venin de ton trésor,
Je boirais ton élixir merveilleux,
Je saliverais de ton cratère savoureux,
Je me perdrais dans ta caverne profonde,
J'exulterais dans ta pénombre !

Puis, j'explorerais ta zone interdite,
Que tu m'offrirais avec plaisir en rite.
Alors, ton corps entier suinterait de plaisir,
Jusqu'à ce que ton fantasme se mire !

Ton embrasement sera tel
Que tu rêveras d'éternel.

Ton souffle haletant,
Ta bouche en présent,
Tes yeux étincelants,
Et ton ventre ruisselant,
Tu prendras entre tes doigts
Mon sexe en émoi,
Et nous glisserons gentiment
En ton écrin flamboyant !

Tes jambes longues et fines
M'encerclent comme des épines,
Pour que je ne puisse en aucun cas
Cesser ce rythme qui vient et va !

Et plus nos âmes s'abandonnent,
Plus en moi, ton corps se donne.
Cette cadence saccadée que nous nous imposons
Allie plaisir, souffrance, et nous met au diapason.

Quand cette perle roule sur ton front,
Je devine l'approche de la perfection.
Si ta main entre nous se glisse,
Qu'elle caresse avec volupté ton lys,
Je sens en toi une accoutumance,
Je t'offre alors ma corne d'abondance.

Lorsque tes nymphes s'emplissent de rosée,
Tu dégages une telle sensualité
Que malgré mes efforts répétés,
Je te cède mon nectar sucré.

Erotique à souhait,
Sensuelle à volonté,
J'aime te faire l'Amour,
Plus que boire un Saint-Amour !

Il est des mots charmants
Qui  voudraient être au firmament,
Mais l'émotion profonde qu'ont deux amants
Ne saurait s'écrire au fil d'un roman.

Ce poème épique aux vers lyriques
Suggère mon effervescence psychosomatique,
Afin que tu comprennes ma chère Marianne
Qua ta clef a ouvert la serrure de mes arcanes !

(1995) © Régis Batrel




 
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 14:14

Je serais un fantôme,
Deviendrais " Le Grand Meaulnes ",
M'allongerais sous un saule,
Ou résiderais à La Baule,
Pour que tu m'aimes encore !

Je chanterais des louanges,
Ferais les vendanges,
Vivrais comme un ange,
Ou bannirais Michel-Ange,
Pour que tu m'aimes encore !

J'ouirais un Stradivarius,
Lirais Afrianius,
Sentirais l'Eucalyptus,
Ou m'enivrerais de Banyuls,
Pour que tu m'aimes encore !

Je courrais comme une gazelle,
Fredonnerais des ritournelles,
Volerais comme l'hirondelle,
Ou serais immortel,
Pour que tu m'aimes encore !

Je conduirais comme Ayrton Senna,
Voguerais comme Alain Colas,
Jouerais comme Yannick Noah,
Ou filmerais comme Coppola,
Pour que tu m'aimes encore !

J'écrirais comme Baudelaire,
Me meurtrirais de fil de fer,
M'adonnerais à la chair,
Ou cadenasserais mon univers,
Pour que tu m'aimes encore !

Je construirais un Monde heureux,
Eviterais d'être amoureux,
Me laisserais prendre aux jeux,
Ou prierais le nom de Dieu,
Pour que tu m'aimes encore !

J'accepterais tes défauts,
Ne contemplerais plus le beau,
Tuerais les étourneaux,
Ou détournerais les ruisseaux,
Pour que tu m'aimes encore !

Je ralentirais mon ambition,
Annihilerais mes émotions,
T'écouterais avec passion,
Ou me jetterais en prison,
Pour que tu m'aimes encore !

Je libérerais mes pensées,
Déplacerais des rochers,
Couperais des cyprès,
Ou refuserais la beauté,
Pour que tu m'aimes encore !

J'apprendrais les déclinaisons latines,
Renierais mes origines,
M'infligerais des angines,
Ou tairais le mot : Divine,
Pour que tu m'aimes encore !

Je m'acharnerais au labeur,
Insulterais les Soeurs,
Arracherais mon coeur,
Ou dénigrerais le bonheur,
Pour que tu m'aimes encore !

Je pêcherais des huîtres perlières,
Travaillerais dans une carrière,
Voilerais la lumière,
Ou te comblerais de pierres,
Pour que tu m'aimes encore !

Je te bâtirais un édifice,
Avouerais tous mes vices,
Serais sans artifice,
Ou savourerais ton calice,
Pour que tu m'aimes encore !

Je sucrerais les océans,
Freinerais le vent,
Bloquerais l'ouragan,
Ou stopperais mes tourments,
Pour que tu m'aimes encore !

Je te jetterais un sort,
Me mettrais un mors,
Renierais ton corps,
Ou me déguiserais en Belphégor,
Pour que tu m'aimes encore !

Je crierais ton nom,
Cueillerais tes émotions,
Consommerais ta dévotion,
Ou laperais ta toison,
Pour que tu m'aimes encore !

J'effeuillerais la rose,
Tomberais d'overdose,
Fermerais la porte close,
Ou souhaiterais des cirrhoses,
Pour que tu m'aimes encore !

Je fondrais le Pôle Nord,
Amplifierais mes efforts,
Me donnerais la mort,
Ou te ramasserais une amphore,
Pour que tu m'aimes encore !

Je glacerais les volcans,
Me changerais en mort-vivant,
Planerais dans le néant,
Ou m'associerais aux méchants,
Pour que tu m'aimes encore !

Je te dévorerais comme un loup,
Abaisserais mes atouts,
Allumerais le grisou,
Ou punirais les filous,
Pour que tu m'aimes encore !

J'aimerais que tu comprennes enfin
Que notre Amour sera sans  fin
Si, insatiable, je t'implore,
Pour que tu m'aimes encore !

(1995) © Régis Batrel



 
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 14:09

Je me bats et me battrai
Pour demeurer à tes côtés ;
Tu es ma vie, mon oxygène,
Avec toi j'oublie mes peines.

Aspect malin mais coeur sensible,
Tu as choisi l'Amour pour unique cible.
Tu as été, et j'espère, resteras,
L'obstacle magique à mon trépas.

Je ne possède en ce monde aucun trésor
Qui puisse me rendre aussi fort.
Au sein de notre temple de bonheur,
Nous nous enivrons de la douce saveur
De nos tendres câlins complices
Et de ces "je t'aime" avec malice.

(1995) © Régis Batrel





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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 14:03

Pierrot de mon coeur, ce jour est ressuscité,
Te croyant mort à jamais, je n'osais espérer ;
Mais d'un Amour raisonné,
Et de mon âme créé,
Tu ne pouvais que devenir réalité !
Graine déposée dans un écrin de Beauté,
Au sein d'un Eden, tu as bourgeonné,
Lorsqu'enfin tu arrivas à maturité,
Je vis tes pétales à la vie se déployer.
Indescriptible sensation d'un charme ignoré,
Le petit homme que je suis
D'une seconde a grandi.
Le visage de ma Colombe fut émerveillé,
Lorsqu'on déposa avec grande habilité
Un oisillon aux membres repliés
Sur son sein voluptueux et doré.
La semence répandue dans un jardin secret
M'a offert une fleur que je n'osais espérer.

(30/07/1986) © Régis Batrel

 
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 13:58

De mon coeur, j'épongerai ton Amour,
Et du tien, t'épongeras à ton tour.
Tu as su et voulu m'offrir
Le Prince de mes rêves avec un sourire,
Aussi, notre Pierrot, pour la vie,
Je l'espère nous tiendra réunis.
Tu m'as montré le début de la vie,
Dans mon coeur, est gravé pour la vie.
Inoubliable moment de charme rempli,
Je demeure ce jour encor'ébahi !
La fleur de mon coeur jusqu'alors close,
Pour toi ma Domy, s'est enfin éclose.
De notre Amour, Marc-Antoine est né,
De ma Passion, je te jure Fidélité !

(1986) © Régis Batrel




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