Dimanche 15 novembre 2009



Quand le Petit Chaperon Rouge alla voir la Petite Sirène,
Alice courait toujours derrière le Lapin, avec peine ;
Cendrillon s'était faite empoisonnée par la Sorcière,
Le Petit Poucet traçait son chemin de blanches pierres...



Le Corbeau venait de se faire piéger par le Renard,
Ratatouille, aux fourneaux, était célébré comme une star ;
Peter Pan et Clochette jouaient avec les Fées,
Les Sept Nains, de la forêt, rentraient dîner...



Aladin, sur son tapis, avait envoûté Jasmine,
Le Vilain Petit Canard faisait grise mine ;
Colombine avait mis mon ami Pierrot sur la lune,
Barbe Bleue espérait toujours faire fortune...



Face au Boeuf, la Grenouille faisait la maligne,
Peau d'Ane, belle et discrète, courbait l'échine ;
La Foumi, radine, se moquait de la Cigale,
De l'Agneau, le Loup comblait sa fringale...



La Tortue, par sa sagesse, humiliait le Lièvre,
Du Renard, la Cigogne se vengeait avec fièvre ;
Le Chat Botté riait de cent lieues à parcourir,
Tom Pouce et les Trolls étaient pliés de rire...



Le Roseau, contre vents, se courbait face au Chêne,
Le Vieux Lion, avant l'Ane, se laissait mourir sans haine ;
Le Petit Prince voulait encore voir des moutons,
Riquet à la houppe n'était plus un laid avorton...



Le Grand Méchant Loup dînait avec les porcelets,
La Puce ne cessait d'agacer l'Homme qui priait ;
Contes et fables se mêlaient, menaçaient ma raison,
Demain, j'raconte pas d'histoires : j'saurai pas ma récitation.

(11/2009) © Régis Batrel



Par abeilles50 - Publié dans : Délires - Communauté : Ruche de beaux mots
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Vendredi 13 novembre 2009



Ils glanaient de rayon en rayon,
Elle essaya petits hauts et pantalons ;
Il allait et venait, pour les tailles désirées,
Mais, trop exigeante, rien ne lui plaisait...



Il revint, malicieux, avec de la lingerie fine,
D'un coup, elle devint souriante, plus coquine ;
Son soutien-gorge, elle lui pria de dégrafer,
Et déjà, libérés, en ce lieu, ses tétons se dressaient...



Elle retira son string avec délicatesse,
Se retourna, pour tendre ses fesses ;
Le miroir renvoyait son Mont merveilleux,
Elle lisait une envie grandissante dans ses yeux...



Ce fantasme, ils en avaient déjà parlé,
A maintes reprises, ils n'avaient pas osé ;
Ils se disaient : " Au Diable les préjugés !
Il suffit d'être discrets, pour ne pas se faire piéger ! "



Elle déboutonna sa braguette trop serrée,
Saisit son émoi, se mit à le caresser ;
Le rideau orange les séparait du Monde,
Ils devaient se contenir, éviter trop d'ondes...



Elle fit volte-face, plaquée à son reflet,
Dirigea l'obélisque en sa fontaine rosée ;
Les allers-retours étaient savamment calculés
Pour que les parois ne puissent trop vibrer...



Lieu et risques les mettaient dans une telle excitation
Qu'après quelques minutes, ils calèrent leurs explosions ;
Elle retint ses cris devant tant de sensualité,
Il empêcha son râle face à sa croupe ainsi exposée...



Après un long échange de baisers langoureux,
Ils se rhabillèrent... encore plus amoureux ;
Ils ressortirent comme si rien ne s'était passé,
Pas de regards suspects, et aucun vêtement acheté.

(11/2009) © Régis Batrel



Par abeilles50 - Publié dans : Erotisme - Communauté : Ruche de beaux mots
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Mercredi 11 novembre 2009



Elle se ronge, se mine, de ses désillusions,
Tente de gommer son Amour-Passion ;
Quand elle taille son âme, rien ne s'efface,
Qu'elle coupe, qu'elle perfore, il reste des traces...



Ces post-it lui rappellent des mots tendres,
Elle essaie de broyer ce monde de cendres ;
De ses erreurs, elle ne prend aucun correcteur,
Mais souligne les défauts de son homme d'un surligneur...



Sur son tableau gris, la craie crisse de ses maux,
Le tampon s'use d'effacer quelques beaux mots ;
Elle l'épingle, lui, origine de ses tourments,
Classe, trie, et élastique ses sentiments...



Elle imprime d'encre noire son histoire,
La touche "moins" de sa calculette joue le désespoir ;
Un cutter taillade son fragile coeur,
Elle n'agrafe que regrets et rancoeurs...



Elle note sur son bloc et son calendrier,
Anniversaires, fêtes, complicités et baisers ;
Elle se scotche, se stabilotte, d'être mal-aimée,
La lampe et les bougies ne la font plus rêver...



Sur son écran, elle relit son testament,
Sa souris se plaint de ses clics désolants ;
Des milliers d'octets naissent en son document,
Elle se meure, trop faible, aidée d'amis médicaments.

(11/2009) © Régis Batrel



Par abeilles50 - Publié dans : Spleens - Communauté : Ruche de beaux mots
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Lundi 9 novembre 2009


La Communauté " Ruche de beaux mots "
lance son Défi n° 15

 
Thème : "FOLIE AMOUREUSE  "





Ecrire un texte (en vers ou en prose) où vous exprimerez
votre(vos) folie(s) amoureuse(s)...


Jusqu'à quelles folies seriez-vous prêt(e) à aller
pour que votre Aimé(e) vous aime encore ?


" Pour que tu m'aimes encore ! "
devra apparaître au minimum cinq fois dans votre texte !





Défi d'écriture ouvert à toutes et tous (Communautaires de la Ruche ou NON)




PAS DE DATE LIMITE




CONSIGNES :
- Présenter le défi sur votre blog

- Citer " Abeilles50 " comme créateur de ce défi

- Si possible, créer un lien vers cette page

- Présenter votre participation sur VOTRE blog

- Me prévenir par commentaire lorsque celle-ci est en ligne




Ci-après, vos Folies Amoureuses :


BONNE SEMAINE A TOUTES ET TOUS...

AMUSEZ-VOUS BIEN !


BIZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ



Par abeilles50 - Publié dans : Défis de la Ruche - Communauté : Ruche de beaux mots
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Dimanche 8 novembre 2009



Les feuilles dansent, tournoient, puis tombent,
Les nuages pleurent de cette triste hécatombe ;
L'automne gouache sa palette de couleurs,
Son costume de misères affiche sa splendeur...



Le gris pratique le rituel de nos sentiments gelés,
La glaciale bise se plaît à nous croquer ;
Les arbres détrempés ploient sous notre tristesse,
Les champignons se noient de notre détresse...



Les moments sombres de notre histoire sont à l'honneur,
Tout est scié, tronçonné, il ne reste que d'acides pleurs ;
On a beau chercher les myrtilles du bonheur,
Aux portes de l'hiver, le vent ne crée que malheurs...



La bruine imbibe nos peaux de chagrins,
La brume voile nos espoirs de lendemains ;
Le ruisseau, trop gorgé, quitte son lit,
Notre Amour se froisse, il a plein de plis...



A la croisée des  chemins, nous nous sommes embourbés,
Dans ces ornières, nos rancoeurs, trop ancrées,
Ont éclaboussé les vertes fougères luxuriantes
Des Amours, qui auraient du être flamboyantes.

(11/2009) © Régis Batrel



 
Par abeilles50 - Publié dans : Spleens - Communauté : Ruche de beaux mots
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  • : abeilles50
  • abeilles50
  • : Homme
  • : 06/04/1961
  • : France Normandie Manche
  • : Amoureux des mots, de la langue française, de la Femme... POESIE - DEFIS Mail : abeilles50@orange.fr

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